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samedi 7 décembre 2024

Les brûleurs de pieds

 

Vers les années 50, mais au 15 ème siècle, une affaire crapuleuse dont se seraient bien passé les Loudéaciens a défrayé les soirées au coin du feu dans les fermes des alentours.

Ce lundi 18 du mois de novembre alors que la lune est pleine du côté de Notre Dame de Bon Repos, à la limite de La Pernessaylle, la famille Bouvier dort du sommeil du juste après une dure journée de labeur à faire des fagots en prévision de l’hiver qui s’annonce rude, les oignons ayant un nombre impressionnant de pelures, il ne faut pas oublier l’adage «Peaux d’oignons très fines, hiver doux à venir ou quand il y a trois pelures, grande froidure».

Armand, le père de famille, est sorti de son sommeil par des coups sur la porte de la pièce unique de la chaumière qui sert de cuisine, de chambre, de cellier et de garde manger.

Armand a entendu dire que des malandrins sévissaient dans les environs et s’en prenaient aux habitants des fermes isolées afin de les dépouiller du si peu de biens qu’ils possédaient mais prenant son courage à deux mains, il se lève sans réveiller Fernande sa femme ni ses deux garçons Yfic et Guénolé.

Par précaution, il s’approche de l’âtre ou le feu couvait sous une souche de chêne et se saisit d’un tisonnier avant de se camper près de la porte d’où venaient les bruits qui l’avaient réveillé.- Tchi ké là ? demande t-il

- Nous sommes perdus et nous cherchons asile répond une voix de l’autre côté de l’huis

- Il est ben tard pour se prom’ner en pieine campagne

- Nous sommes ben d’accord mais un petit coin dans la grange nous suffira

- J’enfile une harde et pis jvous monte ouaisse q’vous pourrez passer c’qui reste de la néteïe

A peine Armand a tirée sur la bobinette qu’il se retrouve face à trois bounoummes qui le poussent à terre dans la pièce ce qui réveille Fernande, Yfic et Guénolé qui voient leur père et mari frappé à coups de gourdins.

- Ouaisse que tu caches ta boursée ?

- Nous sommes de pauv’ peïsans qui n’avons rien

- T’as ben dés bétes pour fére ton labour

- Ben nous avons un vieux boeu dans l’fond d’la grange

- Et ben t’en a pu

Un des trois malandrins se saisit alors du tisonnier qu’Armand avait encore en main, va vers le foyer et plonge le fer dans la braise afin de le faire rougir et revient à côté d’Armand et frotte la piante des pieds du pauv’ fermier qui s’ébreïe de douleur, il en f’ra d’même quante la bourgeouaise et les deux gamins.

T’choque s’maines pu tard quand Armand et l’reste de la famille furent en capacité de marcher, ô s’rendit à Loudia pour déposer pïeinte auprès du suzerain afin déclarer le vol du boeu. Ô l’apprit qu’ô n’avait pas été la seule d’la contrée à aveire zeuh les mêmes désagréments mais que d’aout’ peïsans avaient été dépouillés itou et q’les malandrins chaouffaient les piantes des pieds pour ne pas être suivis.

jeudi 7 septembre 2023

Noces d'étain à Loudéac

C'était le 7 septembre 2013

Le suzerain, le guet et la cuite

Il était une fois, il y a fort longtemps dans une petite bourgade d'un pays imaginaire, un suzerain qui festoyait plus que de raison.

Son amour immodéré pour la bonne chair mais surtout pour la dive bouteille l'amenait souvent à dépasser les limites fixées par son maître et seigneur.

Combien de fois ses sujets ont été obligé de le ramener jusqu'en son château ou l'attendaient sa Dulcinée en filant sa quenouille et ses enfants qui jouaient au jacquet devant la cheminée. Toute la maisonnée n'osait pas lui dire de cesser ses libations éhontées qui faisaient désordre vis-à-vis de ses serfs et vilains.

Tout se terminait bien, le lendemain tout était oublié, il ressortait comme si rien ne s'était passé, avec peut être la promesse de ne jamais recommencer. C'est de là qu'est né l'adage "Faire un serment d'ivrogne".

Les années se suivaient et se ressemblaient, jusqu'au jour où ..................

Un soir où les gueux des environs présentaient ce qu'ils faisaient au bon peuple, le suzerain a quelque peu dépassé les bornes.

Comme il conduisait lui même son carrosse, il dut rentrer seul à une heure ou il n'y a plus que le guet et les couche-tard qui circulent sur les chemins du royaume.

Ses chevaux, appelés également roncins, étaient habitués à ramener la charretée et se rendaient sans problème jusqu'au pont-levis de sa demeure sans faire trop de bruit.

Les braves bêtes n'ont pas pu retrouver le sésame qui ouvre la porte, le suzerain dormait du sommeil du juste et il était impossible de le réveiller.

Passant par là par un pur hasard, une troupe de jeunes hobereaux vit le carrosse mais ne reconnurent pas leur suzerain qui ronflait si fort qu'ils crurent un moment que c'était les roncins qui faisaient autant de bruit.

Ils appelèrent donc les soldats du feu qui font office de bons samaritains pour venir au secours de la personne qu'ils avaient découvert sans savoir que dans ce cas, ceux-ci appellent automatiquement le guet au cas cela pourrait deviendrait dangereux.

Toute cette troupe, soldats du feu et guet arrivèrent sur les lieux et entreprirent de réveiller la personne en tambourinant sur les portes du carrosse, celles-ci étant fermées de  l'intérieur.

Au bout de quelques temps, le suzerain retrouva ses esprits et se mit, comme il s'en croyait le droit, a vitupérer sur ces manants qui l'avaient sorti de son sommeil, on ne réveille pas un homme de son rang sans prendre des gants, on fait attention aux représailles, c'est connu, le suzerain a le bras long.

Le guet n'apprécia pas les remontrances mais ne s'en laissa pas faire pour autant, il le fit monter dans la charrette à salade pour l'emmener jusqu'à la prévôté, suzerain ou pas, on ne traite pas le guet de cette façon.

Les formalités d'usage furent effectuées, nom, prénom, rand dans la noblesse, localisation de son château, etc ...... ainsi qu'un passage sur une nouvelle machine infernale qu'il venait juste de recevoir et qui répond au doux nom de "mesureur de teneur en alcool dans la barrique" que les guets entre eux surnomment "éthylotest" ou encore "ballon".

La machine s'emballa et répondit que ce qu'elle devait calculer n'était pas dans son registre, l'échelle qui lui avait été donnée s'arrêtait bien avant ce qu'elle devrait afficher dans le cas de la personne qu'elle testait.

Le chef du guet, bien qu'ayant reconnu son suzerain auquel il était soumis, pis la décision de le faire coucher dans une des geôles de la prévôté sur de la paille fraîche avec un pichet d'eau pure et limpide pour qu'il puisse se désaltérer dans ce qui restait de la nuit, il lui interdit également la conduite de son carrosse jusqu'à ce que le seigneur ne prenne des dispositions qui sont habituellement réservées qu'aux gueux et autres manants.

Le lendemain le suzerain rentra en son château avec un mal de crâne que seul un alka seltzer peut faire disparaître ou tout du moins diminuer, mais cette potion miracle n'était pas encore inventée.

Le vicomte de la Trinité, puisque c'est ainsi qu'il se fait appeler, est en fonction d'intérimaire, c'est à dire qu'il peut être banni à la fin de son règne à durée déterminée et remplacé par un autre suzerain. Ce sont les serfs et les vilains qui en décident. Il parait que cette nouvelle forme de nomination de régent s'appelle la démocratie.

Toute ressemblance avec des faits anciens ou récents est tout à fait impossible et ne traduirait que de la mauvaise foi de la part de son auteur. 

dimanche 22 mars 2020

La gifle d'Obélix au suzerain

"Avé les 5 doigts" aurait dit Obélix qui venait de donner une petite (mais vigoureuse) tapette au mercenaire romain Huetcius qui venait de gourmander sa Falbala en la traitant de "connasse".

J'ai assisté, sans participer, à cette joute nocturne, je ne sais pas quelle aurait été ma réaction si il y avait eu un débordement collectif avant que les personnes présentes ne séparent les belligérants.
  • Laisser faire jusqu'à ce que mort s'en suive ?
    • ce n'est pas ma philosophie de vie
  • Prendre des photos pour les vendre à la journaliste locale d'Ouest France ?
    • je déteste gagner de l'argent sur le dos des idiots
  • Appeler son sous fifre pour qu'il l'anesthésie afin de qu'il ne souffre pas ?
    • je ne suis pas membre de la SPA ni de L214
  • Rouler dessus avec mon carrosse en prétextant ne pas l'avoir vu ?
    • je tiens trop à mon véhicule
  • Lui rappeler qu'il a raison de dire que Loudéac souffre d'insécurité ? 
    • je n'aime pas mentir

lundi 15 juillet 2019

C'était il y a déjà un lustre et ça se passait un 14 juillet

Bien que n'étant pas historien local, j'aime me souvenir des "historiettes", et il y en a eu bon nombre, qui ont émaillé notre bonne ville de Loudéac.

Souvenir d'un 14 juillet qui s'annonçait n'être point un pétard mouillé mais précurseur d'un feu d'artifice de départs précipités.

dimanche 9 septembre 2018

Anniversaire, je manque à tous mes devoirs

Cela fait un lustre que cela s'est passé et j'allai en oublier l'anniversaire, pour un mariage cela s'appelle des "noces de bois", en l’occurrence ce sont plutôt des "noces de boire".

Ça s'est passé dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 septembre 2013 dans notre bonne cité loudéacienne mais on ne la appris qu'une petite semaine après, le temps des investigations l'imposait.


mercredi 20 décembre 2017

Histoire Loudéacienne "Les conseilleurs ne sont pas les payeurs"

Il a été proposé à une famille Loudéacienne de participer au financement d'un projet assez onéreux qui aurait un rayonnement certain sur toutes les communes environnantes. 

N'ayant pas beaucoup de liquidités devant elle, les subsides ayant été dépensés avant dans des réalisations pharaoniques sans penser à ce qu'elles allaient coûter ultérieurement en fonctionnement, c'est comme si vous achetiez une voiture sans penser qu'il faut mettre du carburant dans le réservoir et qu'il faut l'assurer, donc cette famille sur les conseils ô combien avisés de ses voisins s'en est allé voir son banquier favori afin que celui ci lui fasse un petit prêt, petit étant un doux euphémisme.

Le banquier se souvint de la fable de Jean de La Fontaine "La cigale et la fourmi" et la récita au quémandeur et rajouta à la fin de la morale "Les conseilleurs ne sont pas les payeurs" ce qui veut dire "il faut prendre avec mesure le conseil des autres car la décision finale n'engage, en terme de responsabilité, que le décideur".

dimanche 4 septembre 2016

C'était il y a 3 ans déjà

Les hommes et leurs débordements passent mais les manifestations continuent

Le suzerain, le guet et la cuite

Il était une fois, il y a fort longtemps dans une petite bourgade d'un pays imaginaire, un suzerain qui festoyait plus que de raison.

Son amour immodéré pour la bonne chair mais surtout pour la dive bouteille l'amenait souvent à dépasser les limites fixées par son maître et seigneur.

Combien de fois ses sujets ont été obligé de le ramener jusqu'en son château ou l'attendaient sa Dulcinée en filant sa quenouille et ses enfants qui jouaient au jacquet devant la cheminée. Toute la maisonnée n'osait pas lui dire de cesser ses libations éhontées qui faisaient désordre vis-à-vis de ses serfs et vilains.

Tout se terminait bien, le lendemain tout était oublié, il ressortait comme si rien ne s'était passé, avec peut être la promesse de ne jamais recommencer. C'est de là qu'est né l'adage "Faire un serment d'ivrogne".

Les années se suivaient et se ressemblaient, jusqu'au jour où ..................

Un soir où les gueux des environs présentaient ce qu'ils faisaient au bon peuple, le suzerain a quelque peu dépassé les bornes.

Comme il conduisait lui même son carrosse, il dut rentrer seul à une heure ou il n'y a plus que le guet et les couche-tard qui circulent sur les chemins du royaume.

Ses chevaux, appelés également roncins, étaient habitués à ramener la charretée et se rendaient sans problème jusqu'au pont-levis de sa demeure sans faire trop de bruit.

Les braves bêtes n'ont pas pu retrouver le sésame qui ouvre la porte, le suzerain dormait du sommeil du juste et il était impossible de le réveiller.

Passant par là par un pur hasard, une troupe de jeunes hobereaux vit le carrosse mais ne reconnurent pas leur suzerain qui ronflait si fort qu'ils crurent un moment que c'était les roncins qui faisaient autant de bruit.

Ils appelèrent donc les soldats du feu qui font office de bons samaritains pour venir au secours de la personne qu'ils avaient découvert sans savoir que dans ce cas, ceux-ci appellent automatiquement le guet au cas cela pourrait deviendrait dangereux.

Toute cette troupe, soldats du feu et guet arrivèrent sur les lieux et entreprirent de réveiller la personne en tambourinant sur les portes du carrosse, celles-ci étant fermées de  l'intérieur.

Au bout de quelques temps, le suzerain retrouva ses esprits et se mit, comme il s'en croyait le droit, a vitupérer sur ces manants qui l'avaient sorti de son sommeil, on ne réveille pas un homme de son rang sans prendre des gants, on fait attention aux représailles, c'est connu, le suzerain a le bras long.

Le guet n'apprécia pas les remontrances mais ne s'en laissa pas faire pour autant, il le fit monter dans la charrette à salade pour l'emmener jusqu'à la prévôté, suzerain ou pas, on ne traite pas le guet de cette façon.

Les formalités d'usage furent effectuées, nom, prénom, rand dans la noblesse, localisation de son château, etc ...... ainsi qu'un passage sur une nouvelle machine infernale qu'il venait juste de recevoir et qui répond au doux nom de "mesureur de teneur en alcool dans la barrique" que les guets entre eux surnomment "éthylotest" ou encore "ballon".

La machine s'emballa et répondit que ce qu'elle devait calculer n'était pas dans son registre, l'échelle qui lui avait été donnée s'arrêtait bien avant ce qu'elle devrait afficher dans le cas de la personne qu'elle testait.

Le chef du guet, bien qu'ayant reconnu son suzerain auquel il était soumis, pis la décision de le faire coucher dans une des geôles de la prévôté sur de la paille fraîche avec un pichet d'eau pure et limpide pour qu'il puisse se désaltérer dans ce qui restait de la nuit, il lui interdit également la conduite de son carrosse jusqu'à ce que le seigneur ne prenne des dispositions qui sont habituellement réservées qu'aux gueux et autres manants.

Le lendemain le suzerain rentra en son château avec un mal de crâne que seul un alka seltzer peut faire disparaître ou tout du moins diminuer, mais cette potion miracle n'était pas encore inventée.

Le vicomte de la Trinité, puisque c'est ainsi qu'il se fait appeler, est en fonction d'intérimaire, c'est à dire qu'il peut être banni à la fin de son règne à durée déterminée et remplacé par un autre suzerain. Ce sont les serfs et les vilains qui en décident. Il parait que cette nouvelle forme de nomination de régent s'appelle la démocratie.

Toute ressemblance avec des faits anciens ou récents est tout à fait impossible et ne traduirait que de la mauvaise foi de la part de son auteur.

mardi 9 février 2016

Le Suzerain se sent seul ce soir

Il était une fois dans un pays pas si imaginaire que ça, un Suzerain qui était épaulé par une gente dame qui avait pour avantage d'être recommandée par un seigneur d'un royaume beaucoup plus important.

Tout allait bien, la gente dame pardonnait au Suzerain ses écarts de langage et de ............ lever de coude aussi fréquents l'un que l'autre jusqu'au jour où, en ayant plein la quenouille, ah oui je ne vous ai pas dit mais la gente dame filait la laine, elle décida de filer (à l'anglaise).

Afin de ne pas faire de chagrin à son ancien Suzerain, la gente dame se fendit d'un parchemin pour expliquer son désamour aussi soudain qu'inattendu, il fut revu et corrigé par le seigneur du royaume beaucoup plus important qui lui avait trouvé cette place avant de le donner à lire aux gueux et serfs.

Le Suzerain ayant lu la mouture revue et corrigée se fendit à son tour d'une réponse pour faire savoir que si elle était partie, c'est parce qu'ils s'aimaient beaucoup, beaucoup trop, et que cela commençait  à en devenir gênant pour les autres dames.

A la lecture de cette réponse, les serfs et gueux du royaume s’esclaffèrent comme des dératés, même les veaux, vaches, cochons couvées s'y mirent, on n'avait jamais entendu autant de rires, un ancien a l'âge assez avancé faillit y laisser la vie, il n'arrivait plus à reprendre sa respiration.


 Toute ressemblance avec des faits anciens ou récents est tout à fait impossible et ne traduirait que de la mauvaise foi de la part de son auteur. 

samedi 2 janvier 2016

Le Suzerain et sa galette des rois

L'année dernière le Suzerain avait commandé une galette des rois à la frangipane chez le meilleur pâtissier du royaume et il en avait été fort content.

Ses serfs et serfettes avaient une chance sur vingt trois d'être la reine ou le roi et peut être même le bouffon si le Suzerain en avait décidé ainsi.

Cette année, ces mêmes serfs et serfettes sont ravis, les chances de se voir couronnés sont de une sur vingt sauf si de nouvelles défections viennent s'ajouter à la liste des allergiques à la galette du Suzerain.

L'année prochaine, certains tablent sur une possibilité sur quatorze ou quinze de recevoir la tiare en carton voire à l'annulation de la cérémonie faute de gloutons.


jeudi 15 octobre 2015

Le suzerain, la lampe à huile, le puits et les caniveaux

Billet retiré à la demande compréhensible d'une personne qui n'était en aucun cas incriminée.

Toute ressemblance avec des faits anciens ou récents est tout à fait impossible et ne traduirait que de la mauvaise foi de la part de son auteur.
Si certains se reconnaissent dans ce conte, c'est qu'il contient une part de vérité.

vendredi 9 octobre 2015

Le Suzerain, l'âne, le bâton et la carotte

Il était une fois dans un pays pas si imaginaire que ça, un Suzerain qui voyait ses serfs le quitter, non pas pour aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs mais uniquement parce qu'ils ne croyaient plus en lui, ses turpitudes et libations continuelles commençaient à les lasser.

Certains désertèrent le royaume, ils furent suivis par une deuxième escouade tandis que d'autres y pensaient fortement en se regardant dans le miroir à l'heure matinale du barbier.

Pour ces derniers, cela arriva aux esgourdes du Suzerain, "Non ce n'est pas possible, il faut arrêter l’hémorragie, ces vassaux ingrats me doivent tout, un jour je vais me retrouver seul à faire le tour des estaminets et je serai la risée des gueux du royaume".

Il décida donc de flatter dans le sens du crin les candidats migrants félons en leur faisant des promesses, à toi un poste de sous gouverneur aux joutes et autres sports du royaume et à toi une place de chambellan à ne rien faire moyennant bien entendu quelques écus sonnants et trébuchants.

Les impétueux furent vite calmés, la cupidité avait gagné et les voilà maintenant entrain d'essayer d'attraper la carotte qui se trouve au bout du bâton que tient le Suzerain qui est monté sur le dos de l'âne.


Toute ressemblance avec des faits anciens ou récents est tout à fait impossible et ne traduirait que de la mauvaise foi de la part de son auteur. 

jeudi 8 octobre 2015

Les belles histoires du Suzerain

Bientôt dans nos colonnes, un nouvel épisode des tribulations du Suzerain local avec :

"Le Suzerain, l'âne, le bâton et la carotte"


vendredi 17 juillet 2015

La courtisane et la tapette

Il était une fois dans un pays pas si imaginaire que ça, une courtisane qui, commençant à défraîchir, n'était plus dans les bonnes grasses grâces de la cour, non le suzerain ne la rejetait pas mais des nobles zinfluents commençaient à vouloir du changement.

Lors d'une fête annuelle, dont seul le suzerain a le secret, les velléités de la courtisane ont été quelque peu refroidies.

Voulant une fois de plus remplacer son suzerain qui s'était attardé auprès de la dive bouteille afin d'avoir une voix claire à défaut des esprits, elle a décidé de porter la bonne nouvelle aux gueux, gueuses, manants et manantes.

Mais elle n'avait pas prévu que les conspirateurs auraient réagi à la façon de faquins qu'ils sont et avec un manque de courtoisie envers celle qui pavane auprès du suzerain. 

Tel un cabri sautant, un des nobles zinfluents, dont le sang ne fit qu'un tour, enjamba la lice qui séparait le peuple des nobliaux et d'une main légère, fit une tapette sur la joue de la courtisane comme l'offensé qui jette son gant au visage de l'offensant, la trace des cinq doigts faisant rosir la pommette.

Les témoins furent nombreux et demandèrent à assister les deux querelleurs lors du duel qui  aura lieu prochainement dans le palais de justice royal sous le chêne qui a des glands.

Et un peu comme chez le bon Astérix, la fête se termina par des chants et quelques explosions de pétards pour certains et moultes  et moultes libations pour les autres dont le suzerain qui en était habitué.


Toute ressemblance avec des faits anciens ou récents est tout à fait impossible et ne traduirait que de la mauvaise foi de la part de son auteur. 

samedi 25 avril 2015

Coucheries et découcheries

Le 1er juillet 2014 je proposais un billet sur les mésaventures conjugales ou extra conjugales d'un loudéacien dont la qualité que je lui prêtais n'était peut être pas la bonne de même pour le scénario.

Ce qui n'était à l'époque qu'un bruit de couloir semble aujourd'hui avoir pris forme.

Il ne faut pas se réjouir des malheurs des autres mais il faut mieux être au courant afin d'éviter de commettre des impairs qui ne feraient que faire rougir encore plus les bois qu'ils portent.

Archibald Caquet

mardi 13 janvier 2015

Le suzerain et Guillaume Tell : Part Two (ze)

Rappel de l'épisode précédent.
Il était une fois dans un pays pas si imaginaire que ça, un suzerain ................

L'affaire aurait pu et dû se terminer là mais non ...............


Comme un enfant qui ne peut attendre plus longtemps pour essayer son nouveau joujou, le suzerain se mit à découvrir toutes les possibilités qu'offrait ce couteau suisse.

La lame bien affûtée pour couper le pain et la viande, l'ouvre boite pour le petit commerce local qui ferme, la lime pour se manucurer les ongles, la pince à épiler pour se débroussailler les oreilles et les narines, la télécommande pour ouvrir le portail du château, le cure dent pour que la carie ne serve pas de garde manger, le tournevis pour jouer à l'inspecteur Gadget, la scie à bois pour accompagner le chien, l'éthylotest en cas de besoin, le ciseau pour couper les conversations, le ..., et ben il est ou le .....

Le suzerain venait de s'apercevoir que ce couteau suisse multi fonctions était incomplet, il manquait au moins un élément très utile voire indispensable, surtout bien plus utile et indispensable que ceux qui le composait.

Ne prenant que son courage à deux mains, il se précipita derechef chez le vendeur afin de lui signifier son mécontentement.

Je vous passe l'échange, ce blog étant également lu par quelques enfants, mais les propos ont fait rougir de honte les personnes qui se trouvaient par hasard dans l’échoppe. La conversation ou plutôt le monologue se termina en promettant au boutiquier une mort certaine de son petit commerce quand il faudra refaire la voie qui passait devant chez lui.

Vous vous demandez encore ce qui a poussé le suzerain dans cette ire subite ?

Insulte suprême, il n'y avait pas de tire bouchon

Notre bon vendeur pris alors son bottin pour chercher un moyen de défense, il trouva le club "Guillaume Tell" qui initiait les gens à l'usage de l’arbalète ce qui est tout à fait normal lorsque l'on vend des produits helvètes.


Toute ressemblance avec des faits anciens ou récents est tout à fait impossible et ne traduirait que de la mauvaise foi de la part de son auteur.

samedi 10 janvier 2015

Le suzerain et Guillaume Tell

Il était une fois dans un pays pas si imaginaire que ça, un suzerain à qui on offrait des cadeaux pour des menus services rendus.

Deux bonnes dames d'un âge certain voulurent remercier le suzerain en lui offrant un couteau, mais pas n'importe quel couteau, pas le vulgaire surin made in pays du milieu, non mais du véritable helvète.

Les deux groopies se rendirent donc dans l’échoppe la plus proche de l'endroit ou le suzerain tenait permanence. Le boutiquier enveloppa le présent dans un papier cadeau du plus bel effet afin que le suzerain ait dans les yeux l'émerveillement que seuls les enfants qui croient encore au père Noël ont lorsqu'ils défont les paquets qui sont au pied du sapin, suisse bien évidemment.

L'offrande fût remise en mains propres et pleines de doigts au suzerain qui eut presque une larme mais un suzerain ne pleure pas devant son bas et vil peuple.

Il défit le cadeau en prenant garde de ne pas déchirer le papier qui servait à emballer le présent, cela peut toujours resservir à couvrir ses livres d'écoles, quant au bolduc, il sera accroché au collier du chien pour donner à ce dernier un air de fête.

Une fois le paquet défait et le couteau en main, il bisa les deux dames l'une après l'autre tout en accompagnant ce geste avec un petit mot "Ce cadeau me sera bien utile".

Les deux braves laissèrent le suzerain en train d'admirer son cadeau.

L'affaire aurait pu et dû se terminer là mais non ...............

Ce sera l'objet d'un autre libelle à venir

Toute ressemblance avec des faits anciens ou récents est tout à fait impossible et ne traduirait que de la mauvaise foi de la part de son auteur.